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 EUROPE

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kisslolo
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MessageSujet: Re: EUROPE   Lun 11 Juin 2012 - 20:47



John Norum est un bon client des interviews. Il répond sans détour – vous le verrez dès la première question – tout en restant courtois. Il est également limpide et généreux en précisions, notamment quant au processus d’écriture du groupe. En fin d’entretien, alors qu’il nous donne quelques nouvelles sur son prochain album solo, il ne peut, légitimement, s’empêcher de nous annoncer, visiblement débordant de bonheur, la naissance de son fils cinq semaines plus tôt.





« Les années 80, par contre, ont sans doute été les pires pour le rock. Il y avait tellement de trucs mièvres qui sortaient à l’époque, c’était terrible. »


Radio Metal : Même s’il y a quelques riffs plus modernes, globalement, le son de Bag Of Bones fait penser à celui des années 70. Joey le décrit comme « un album de classic-rock hardcore avec une pointe de blues », et dit qu’il le conçoit presque comme le prédécesseur de votre premier album, mais avec une touche 2012. Est-ce que d’une certaine manière, vous vous sentez plus proche de la musique des années 70 que de celle des années 80 ?

John Norum (guitare) : Tous ces formidables albums de rock classique sont sortis dans les années 70. Les années 80, par contre, ont sans doute été les pires pour le rock. Il y avait tellement de trucs mièvres qui sortaient à l’époque, c’était terrible. Je ne suis pas un grand fan des années 80 ; par contre, j’adore les années 70 et même les années 60, c’est mon époque favorite. J’ai grandi durant ces années-là. C’est à ce moment qu’on apprend, qu’on est inspiré et influencé par ce qu’on écoute. Ça joue sans doute beaucoup, parce que la musique c’est vraiment quelque chose d’enthousiasmant quand on est jeune, et puis à cet âge on apprend en écoutant.

Au clavier, Michaeli utilise uniquement un son d’orgue Hammond. Est-ce que c’est un moyen de prendre ses distances avec le son de synthé un peu kitsch typique des années 80 d’Europe ?

Je ne sais pas vraiment, je pense qu’on voulait seulement avoir un son plus organique. Les synthés peuvent être cool, mais on voulait plutôt un son d’orgue un peu à la Deep Purple.

Est-ce que le côté blues de l’album vient de l’influence de ton propre album solo ?

Peut-être un peu, je ne sais pas, mais en tout cas les autres membres du groupe aiment le vieux blues eux aussi. Je sais que mon album leur a beaucoup plu, donc peut-être qu’il les a un peu influencés. Mais on est inspirés par beaucoup d’autres groupes qu’on écoute. Ils ne nous influencent pas mais ils nous inspirent, nous incitent à adopter une certaine méthode d’écriture, ce genre de chose. Peut-être que mon album a quelque chose à voir avec ça, oui [rires].

Europe est un groupe que l’on associe avec les années 80 plus qu’avec les années 70. Est-ce que tu penses que le groupe a commencé la musique au mauvais moment ?

Non, pas vraiment, je ne crois pas. Je pense qu’on a eu beaucoup de chance de commencer au début des années 80 ; si on avait sorti The Final Countdown de nos jours, peut-être que rien ne se serait passé du tout. Quand on l’a sorti, c’était pile le bon moment et ça a été un grand succès. On en est vraiment reconnaissants, cet album nous a apporté beaucoup et nous a ouvert énormément de portes. Il nous a donné l’opportunité de faire beaucoup de super shows. On a été programmés sur pas mal de festivals uniquement grâce à cet album, certains des organisateurs ne connaissaient que celui-là. Par contre, quand on voit le groupe en live maintenant, c’est complètement différent. Ça n’a plus rien à voir à ce que c’était dans les années 80, Dieu merci. Maintenant, on est enfin un bon groupe de rock. On progresse en permanence. On a encore du chemin à faire mais on s’améliore. On y travaille.

La chanson « Drink And Smile » fait penser à « Battle Of Evermore » de Led Zeppelin, tout comme « How To Sing The Blues » fait penser à « Kashmir » du même groupe. Est-ce que c’est volontaire ? Est-ce que ces chansons vous ont influencés ?

Non, pas vraiment. On ne fait jamais ce genre de choses de manière intentionnelle. On n’a pas essayé de copier qui que ce soit, on n’a envie de copier personne. Je crois qu’on n’a pas à le faire non plus. Je pense qu’on est plutôt originaux dans le sens où nos mélodies, tout comme la voix de Joey, sont originales. Sa voix est vraiment unique, ce qui fait que notre musique l’est aussi. En plus, il n’est pas particulièrement question de Led Zeppelin, mais plutôt de tous ces groupes des années 70, je pense. On est influencés par les groupes des années 70, donc je pense que ceci explique cela. Il y a aussi le fait qu’on a ce gros son chaud qu’il y avait dans les années 70 quand les albums sonnaient vraiment bien… Je pense que la production joue aussi. Mais, bien entendu, j’imagine que dans « Drink And Smile » tu peux entendre du Led Zeppelin, mais ce n’était pas vraiment intentionnel. C’est juste arrivé par hasard, tu vois [rires].



« Parfois, on a des idées différentes à propos d’une chose ou d’une autre mais on a une règle dans le groupe : c’est la majorité qui l’emporte. Si trois d’entre nous veulent quelque chose et les deux autres ne veulent pas, alors les deux devront suivre et se rallier à la majorité [rires]. »


Vous avez d’ailleurs embauché Kevin Shirley pour produire cet album alors que le groupe avait produit lui-même les trois albums précédents. Qu’est-ce qui vous a incité à confier la production à Kevin cette fois-ci ? Est-ce que vous vous êtes dit qu’il pourrait apporter quelque chose à l’album que vous n’étiez pas en mesure d’apporter vous-mêmes ?

Oui, complètement. C’est vraiment ça, d’une certaine façon. On n’avait jamais travaillé comme ça auparavant, c’était une première, et il pensait qu’on devait essayer quelque chose de nouveau. Du coup, on a fait quelque chose de très vieux mais qu’on n’avait jamais fait auparavant : on s’est tous enfermé dans une pièce avec un casque sur les oreilles, un peu comme ça se faisait dans les années 60, 70, et on a joué tous ensemble dans le studio : on faisait quelques prises, peut-être cinq ou dix, et ensuite on les réécoutait pour choisir la meilleure, juste pour pouvoir avoir une dimension différente. On s’y est pris comme ça au lieu de faire comme d’habitude, la méthode la plus courante, surtout depuis les années 80, 90, c’est-à-dire enregistrer la batterie en premier, puis la basse, puis la guitare, etc. Kevin a permis à tout ça de prendre vie et il avait de très bonnes idées d’arrangements pour les chansons. Il est vraiment très bon.

Est-ce que le fait de ne pas tout contrôler a été un soulagement, ou est-ce que, au contraire, ça a été frustrant d’une certaine manière ?

Parfois, c’est un peu frustrant, oui. Parfois on a des idées différentes à propos d’une chose ou d’une autre mais on a une règle dans le groupe : c’est la majorité qui l’emporte. Si trois d’entre nous veulent quelque chose et les deux autres ne veulent pas, alors les deux devront suivre et se rallier à la majorité [rires]. C’est quelque chose qui s’apprend : il faut être capable de faire des compromis et de couper la poire en deux sur certaines choses. Tu vas toujours être en désaccord avec certains détails mais ce n’est pas grave. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai un projet solo : ça me permet de faire ce que je veux et de prendre moi-même toutes les décisions [rires]. Ça me fait une alternative, un exutoire. Parfois, je ne suis pas très fan d’un passage précis d’une chanson en particulier mais puisque tous les autres l’aiment… Je suis le mouvement. Et puis, ensuite, je vais travailler sur un album solo pour lequel je peux faire tout ce que je veux, en gros. C’est toujours comme ça dans un groupe. Il faut faire quelques compromis.



« On a fait tellement de concerts maintenant [...] ce qui fait qu’on peut jouer directement en studio comme on joue en live, on n’a pas à faire semblant comme des groupes plus jeunes qui n’auraient pas eu vraiment le temps de travailler autant ensemble. »


Est-ce que vous vous sentez proches de certains groupes vétérans comme Chickenfoot ou Black Country Communion qui ont une approche plus directe de la musique, et envisagent la production de leurs albums très naturellement, en jouant en live pendant les enregistrements, etc. ?

Oui, complètement. C’était dans cette direction qu’on voulait aller, cette fois. C’est pour ça qu’on a choisi Kevin, d’ailleurs. On savait comment il travaillait et il a vraiment fait un super boulot avec Black Country Communion. On est aussi fans de beaucoup de groupes avec lesquels il a travaillé, Chickenfoot, Black Stone Cherry, Joe Bonamassa (il a dû faire dix albums avec lui)… On connait bien aussi ce qu’il a fait par le passé avec des groupes comme Iron Maiden, Mr. Big, Journey, Rush, etc. C’est notre producteur préféré et on a enfin réussi à travailler avec lui, donc c’est super. On voulait aussi entretenir ce côté live parce qu’on a fait tellement de concerts maintenant, des milliers sans doute, ce qui fait qu’on peut jouer directement en studio comme on joue en live, on n’a pas à faire semblant comme des groupes plus jeunes qui n’auraient pas eu vraiment le temps de travailler autant ensemble. Ils doivent donc souvent enregistrer les instruments les uns après les autres et ensuite réajuster pas mal de choses par ordinateur après coup, mais nous, nous n’avons plus à le faire [rires].

Sur le livret de l’album, tu n’es crédité que pour deux chansons malgré le fait que la guitare soit très importante sur ce CD. Comment fonctionne Europe en terme de composition ?

Ça ne dit pas grand-chose sur qui est créatif sur quoi, en fait. Tout le monde s’investit beaucoup dans les chansons, surtout pour cet album qui a vraiment été un travail d’équipe. L’un d’entre nous, Mic par exemple, va avoir un premier riff qu’on va développer et sur lequel on va tous se mettre à travailler ensuite pour construire la chanson mais, par contre, c’est lui qui va être crédité [rires] ! Ce sera son nom qui apparaitra dans le livret. Tout le monde apporte ses idées, ses arrangements, etc. Mais c’est vrai, tu as raison, je n’ai pas beaucoup écrit pour cet album, j’étais trop occupé par mes enfants [rires] et en plus, certaines choses que j’écris ne collent pas avec le son d’Europe. Mon style est devenu très différent, ça sonne vraiment comme du blues en ce moment. Le blues rock, c’est vraiment mon truc ces temps-ci, donc ce que j’écris à tendance à sonner trop blues pour Europe. De temps en temps, j’ai quelques chansons plus rock que je peux utiliser pour le groupe, cela dit. Sinon, je garde ça pour mon prochain album solo qui sortira l’année prochaine.



« Quand on a commencé à parler d’une réunion, j’ai envoyé toutes mes idées à Joey [...] Elles ont fini par être celles qu’on a choisies pour l’album. Au début, je ne me serais pas imaginé que ça allait lui plaire [...], c’était assez sombre et un peu doom. »


Quand Start From The Dark est sorti, vous avez surpris tout le monde avec des riffs très lourds. On peut toujours entendre ce genre de son sur Bag Of Bones. Comment vous êtes-vous retrouvés à accorder vos guitares comme ça et à produire ces riffs étonnamment heavy pour Europe ? Est-ce que c’était une volonté délibérée de moderniser le son du groupe ?

Non, pas vraiment. Il me semble que c’est moi qui ai écrit la majeure partie de cet album [Start From The Dark]… J’avais pas mal de riffs et d’idées de chansons chez moi qui attendaient sans que je sache vraiment quoi en faire. Je ne savais pas si elles allaient aller sur un prochain album solo ou si j’allais essayer de fonder un nouveau groupe. Quand on a commencé à parler d’une réunion, j’ai envoyé toutes mes idées à Joey, quelque chose comme dix ou onze chansons je crois. Il a choisi celles qui lui plaisaient et elles ont fini par être celles qu’on a choisies pour l’album. Au début, je ne me serais pas imaginé que ça allait lui plaire parce que, comme tu l’as dit, c’était assez sombre et un peu doom, mais je les lui ai envoyées quand même. Elles lui ont beaucoup plu, donc il a ajouté des mélodies, des paroles, et ça a donné ce qu’il y a sur l’album. On n’a jamais eu de plan prédéfini sur comment on allait s’y prendre, sur comment le prochain album allait devoir être… Pour ce genre de chose, on est très ouverts d’esprit. Ce n’est pas important. Une bonne chanson est une bonne chanson, que ce soit de la pop, du reggae, du metal, du doom metal, de l’indus, peu importe [rires]. Si ça nous plaît, on le fait. On ne se limite pas à un style précis. On peut jouer toutes sortes de choses.



« La plupart des gens sont surpris quand ils nous voient aussi heavy et agressifs en live. On n’est plus le groupe de pop gentillette des années 80 [rires]. »


Même si vous êtes un groupe très actif qui a sorti quatre albums en huit ans, quand on parle d’Europe à certaines personnes, elles vont tout de suite dire : « Ha, mais ils sont encore vivants ? » Elles vous voient toujours comme le groupe des années 80 qui a sorti « The Final Countdown ». Qu’est-ce que tu en penses ?

Ces gens devraient sortir de leur cave et vivre au XXIe siècle, plutôt [rires]. Mais certaines personnes sont comme ça, de nos jours. Tout va tellement vite. Si tu entends notre musique sans vraiment connaître le groupe, alors c’est normal de ne pas trop savoir ce qu’on a fait depuis notre retour. Si tu prends une personne au hasard dans la rue qui n’achète pas vraiment de CD ou qui n’écoute de la musique que dans les ascenseurs, c’est sûr qu’elle ne connaitra que nos titres des années 80. Mais, de toute façon, ces gens n’aiment pas vraiment la musique, de toute façon. Toutes les personnes qui aiment le rock savent que ça fait maintenant un moment qu’on est revenu. La réunion a eu lieu il y a sept, huit ans maintenant. Pour ceux qui ne sont pas au courant, je ne sais pas. Je m’en fiche un peu.

C’était drôle lorsqu’on vous a vu au Hellfest il y a trois ans : les gens s’attendaient à voir un vieux groupe des années 80, kitsch, et ils ont été très surpris d’entendre un son aussi heavy… C’était assez cool comme réaction !

Oui, complètement. Maintenant, tout le monde sait ce qu’on fait et tout le monde s’y est habitué. Ils n’avaient pas le choix de toute façon, il allait falloir qu’ils s’y habituent. Ce n’est plus les années 80, on ne refera jamais un album comme on en a fait à cette époque-là. Il fallait qu’on avance et qu’on passe à autre chose, ce qui a toujours été l’une des qualités de ce groupe. La plupart des gens sont surpris quand ils nous voient aussi heavy et agressifs en live. On n’est plus le groupe de pop gentillette des années 80 [rires]. La situation est complètement différente maintenant. Les années 80, c’était il y a 25, 30 ans, et, bien entendu, les gens changent durant tout ce temps, on avance, on s’améliore en tant que musicien, le son devient plus lourd… On ne veut pas vivre sur notre gloire passée, si je puis dire, on veut avancer. C’est tout simplement une évolution naturelle.



« On aime beaucoup jouer cette chanson en live, elle est d’ailleurs bien mieux en live que sur l’album des années 80. La production de The Final Countdown est vraiment kitsch, l’album a été mixé pour les radios américaines, en fait. »


Est-ce que c’est pour ça que vous avez envisagé de supprimer « The Final Countdown » de votre setlist ?

Non, on n’a jamais songé à faire ça. On aime beaucoup jouer cette chanson en live, elle est d’ailleurs bien mieux en live que sur l’album des années 80. La production de The Final Countdown est vraiment kitsch, l’album a été mixé pour les radios américaines, en fait. Ce n’est pas génial mais quand on joue ces vieilles chansons maintenant, elles collent vraiment bien avec nos chansons plus récentes parce qu’on les modifie un peu, on les rend un peu plus heavy et un peu plus agressives. Elles s’intègrent vraiment bien au reste. De temps en temps, on plaisante un peu avec ça, genre : « Est-ce qu’on devrait virer ‘The Final Countdown’ de la setlist demain ? », mais on est seulement dans notre bus à boire des bières et à déconner. Non, on n’abandonnera jamais cette chanson. Les gens deviendraient dingues, nous balanceraient des œufs et des tomates, ils seraient furieux et monteraient sur la scène pour nous taper dessus !

Ce serait pourtant compréhensible que vous ne vouliez plus jouer cette chanson puisque vous la jouez tous les soir… Ce serait compréhensible que vous en ayez marre !

Non, on n’en a pas marre, c’est plutôt fun, en fait. On a fait un très long break, le groupe a disparu de la circulation pendant 13 ans, donc personne n’a plus joué cette chanson pendant ces 13 ans. C’est vraiment une très longue pause. Je n’ai plus joué cette chanson de 87 ou 86 jusqu’à notre concert du millénaire en 2000. Pour moi, ce n’est donc pas si ancien. C’est une très vieille chanson mais quand on voit la réaction des fans qui deviennent complètement dingues, sautent partout et s’éclatent vraiment quand on la joue, ça en vaut complètement la peine. Il y a d’autres chansons des années 80 qui sont bien plus pénibles à jouer que « The Final Countdown », tu sais [rires].

En ce qui concerne la version studio de « The Final Countdown », tu dis qu’elle ne sonnait pas vraiment comme vous l’auriez voulu à la base ?

Oui, c’est ça. Je voulais qu’elle sonne un peu comme Bag Of Bones sonne maintenant, et ça aurait pu être le cas. On aurait pu faire ça parce que, quand on a enregistré la chanson en Suisse, on avait seulement quelques mix un peu grossiers et avant qu’elle soit vraiment mixée aux États-Unis (cet album a été mixé à San Francisco), elle sonnait différemment. J’ai encore ces cassettes chez moi et quand je les ai réécoutées, je me suis dit : « Ouah, c’est vraiment bien, ça sonne brut et punchy, c’est vraiment cool. » C’était un son qui faisait plutôt penser aux années 70, mais, à l’époque, ce n’était pas à la mode ou quoi que ce soit, donc ça ne l’aurait pas fait avec les radios américaines. Du coup, ce qu’ils ont fait, c’est qu’ils l’ont mixé à San Francisco et c’est devenu un peu kitsch avec beaucoup d’écho sur la batterie et le chant, tu sais, cette production kitsch typique des années 80…

C’est drôle d’ailleurs, parce que tu as dit au début de l’interview que les années 80 étaient la pire époque pour la musique alors que « The Final Countdown » sonne typiquement année 80, à vrai dire…

Oui, c’est absolument vrai. Je ne suis pas nécessairement très fan de la version originale de cette chanson, mais j’adore la jouer maintenant, peut-être pas tous les jours non plus, mais la plupart du temps, j’adore ça. Ce que je voulais dire à propos des années 80, c’est que tous les groupes qui avaient du succès à l’époque, Poison, Cinderella, Warrant à l’époque de « Cherry Pie », etc., tous les groupes populaires à ce moment-là étaient plutôt mauvais. Il y avait quand même quelques bons groupes, Van Halen ou AC/DC ont sorti des albums géniaux dans les années 80, mais je parlais des groupes populaires à l’époque, des groupes de glam metal. C’était vraiment mauvais. C’est avant tout une histoire de goût, je suppose, il y a des gens qui aiment ce genre de truc. Personnellement, ça ne m’a jamais plu. Ça n’a jamais été mon truc, c’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles j’ai quitté le groupe, je ne voulais pas être dans un groupe nunuche pour pré-ados, je n’avais pas du tout envie d’être le nouveau Bon Jovi, tu vois ce que je veux dire ? [rires]

Est-ce que tu peux nous dire où en est ton prochain album solo ?

Oui, je suis en train d’y travailler en ce moment-même. Là, je suis en train de faire des plans dans ma tête. Je commence à réfléchir à la direction que je vais prendre… Ça va être un album de blues rock, mais sans doute un peu plus heavy que le précédent, je pense. Ce sera du blues rock mélodique, en gros, mais sans doute plus traditionnel que ce qu’on fait avec Europe, si tant est qu’on puisse appeler ça du blues/hard rock. Je ne sais pas trop. Il y aura sûrement un peu de Frank Marino de Mahogany Rush, un peu de Leslie West de Mountain, ce genre de chose. C’est ce genre-là qui me plaît vraiment, je trouve ça génial. J’ai hâte de pouvoir vraiment m’y mettre. Il sortira sans doute au début de l’année prochaine. En ce moment, je suis occupé à tourner avec Europe. Il faudra que j’enregistre quand je serai chez moi, quand j’aurai un peu de temps libre et que je ne serai pas à changer des couches [rires]. J’enregistrerai un peu par-ci par-là. C’est pour ces raisons que ça va prendre un peu plus de temps que prévu de faire tout ça. Je viens d’avoir un fils, il a seulement cinq semaines…

Félicitations !

Merci ! Je dis ça parce que tous les gens qui ont des enfants en bas âge savent de quoi je parle. C’est un travail à plein temps [rires]. Il faut les emmener partout avec soi, changer leurs couches, les nourrir en permanence… Ce qui explique tout ça. J’ai aussi un autre fils, j’en ai deux, et être papa me prend beaucoup de temps [rires], ce qui est très bien. J’adore ça, mais ça ne me laisse pas beaucoup de temps pour écrire ou enregistrer, donc je dois mettre tout ça un peu de côté. La famille passe avant tout le reste, du moins c’est comme ça que je vois les choses.

Est-ce que tout ça t’inspire ? Est-ce que changer des couches t’inspire musicalement parlant [rires] ?

[Rires] Ça peut, à vrai dire, parce qu’à chaque fois que je le fais, je chante une chanson à mon fils. Généralement, c’est une chanson qui a déjà été enregistrée par un autre groupe, mais, qui sait, peut-être que je pourrais trouver de l’inspiration et avoir une idée pour une nouvelle chanson à ce moment-là [rires]. Ça pourrait m’inspirer, oui. Changer des couches n’est pas la chose la plus amusante au monde, donc il faut essayer de rendre ça amusant soi-même, et on peut le faire en chantant une chanson, par exemple. Je pourrais bien penser à des histoires de guitare ou à la prochaine setlist du groupe, qui sait. Il faut essayer de rendre ça un peu agréable.
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kisslolo
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MessageSujet: Re: EUROPE   Mer 1 Aoû 2012 - 16:20

EUROPE vient de dévoiler le clip de ‘Firebox’ issu de Bag Of Bones, leur nouvel album, sorti le 27 avril dernier via earMusic/Edel.

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kisslolo
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MessageSujet: Re: EUROPE   Ven 23 Nov 2012 - 17:27

Live Report

Europe : fontaine de jouvence et de plaisir





Europe en concert c’est incontestablement une valeur sûre. Voilà bientôt dix ans que les Suédois ont repris le chemin des tournées et des studios. Dix années d’affirmation : Europe est un groupe qui a le vent en poupe. Rafraîchissant, nostalgique, neuf, un show d’Europe est un véritable voyage temporel, touchant un public hétéroclite et de tous âges.

Ce fut d’ailleurs le premier constat observé à peine entré dans l’enceinte du Transbordeur de Villeurbanne. Moyenne d’âge : 40 ans environ. Europe, au même titre que des Scorpions, AC/DC ou autres Metallica, a réussi avec son retour en 2003 à souder une cohésion entre son premier public et cette nouvelle génération de metalheads. Mais, paradoxalement, ce n’est pas cette nouvelle génération qu’il faut amadouer tant celle-ci est déjà acquise toute entière à la cause du groupe. Non, depuis prés de dix ans, Europe réinvente sa musique bluffant un public majoritairement attirés en 1986 par le hit international qu’est « The Final Countdown ».

Ce que certains et certaines nomment le « classical line-up » a frappé fort en ce mercredi 14 novembre pour sa dernière date française. Du hit, de la découverte et un impressionnant show autant d’un point de vue visuel, scénique que musical, bien entendu. Au sortir de la salle, on entendait nombre de réactions toutes plus positives les unes que les autres. Indéniablement, Europe ne connaît pas la crise.



Artistes : Europe - Stone Rider
Date : 14 novembre 2012
Salle : Transbordeur
Ville : Villeurbannne



Stone Rider : comme un air de vieux rock seventies.


Alors que le Transbordeur est dans sa configuration maximale, le public, en ce début de soirée, n’est pas des plus nombreux. Tout du moins dans la fosse, les gradins étant un peu plus investis. Une foule sage attendant le début des hostilités. 20 heures pétantes et voilà l’entrée en scène des Américains de Stone Rider. Le trio monte sur scène avec une totale sobriété : aucune introduction, aucun sample, ni même un salut à la foule. Le combo semble vouloir imposer le primitivisme intrinsèque au Rock’N'Roll. Simple et efficace… du moins sur le papier.

En effet, la performance du groupe est plutôt anecdotique et, in fine, en deçà des attentes initiales de la foule pour une telle tête d’affiche qu’est Europe. Le public accueille poliment le groupe. Ayant sorti en 2008 un premier album, Three Legs Of Trouble, de hard 70′s teinté de stoner diablement jouissif, le groupe se sera malheureusement concentré sur son second et tout nouvel opus moins pêchu et nettement plus blues-rock, avec quelques appels du pied au psychédélisme des 60′s. De plus, la guitare de Matt Taner (occupant aussi le poste de chanteur) est sous-mixée, la rendant fade et véritablement audible uniquement sur les quelques riffs bien crasseux ou quelques solos qui, pour le coup, sont parfaitement maîtrisés.



Stone Rider : ça cogne dur derrière.


Quarante minutes de concert en demie teinte donc. Un frontman au look proche d’un Robert Plant ou d’un Ozzy Osbourne vieille époque et qui semble tout aussi « perché » que purent l’être à l’époque ces deux monstres du Rock. Champ Champagne à la basse, semblable à un bûcheron canadien, saute sur scène tout en assurant un groove ne bougeant pas d’un iota. Session rythmique complétée par Jason Krutzky à la batterie qui tape comme un batteur de stoner : fort ! Mais cela ne suffit pas. L’esprit crasseux des compositions n’est pas forcément en phase avec le heavy surproduit des 80′s que certains peuvent attendre – en grande partie à tort – de cette soirée. Pourtant, dans les faits, la musique du combo américain est cohérente avec les riffs quasi stoner, bluesy en tout cas, qui jonchent les derniers opus d’Europe et permettent de comprendre la présence de ces premiers à l’affiche. Stone Rider a finalement offert un concert maîtrisé mais difficilement assimilable. Une performance qui n’a pas marqué les esprits d’une foule enfin dense. Oui, la tête d’affiche est attendue. Indéniablement, première partie ou non, le public est venu pour se délecter du show des Suédois.





Europe : Joey Tempest, un frontman qui a la classe.


C’est parti pour le voyage temporel. Mic Michaeli va s’installer derrière ses nombreux claviers, les lumières s’abaissent sur la scène propageant une atmosphère assez froide. Des samples mélangeant musique électronique et classiques du hard-rock (notamment le « Good Times, Bad Times » de Led Zep) créent un réel effet de surprise chez les auditeurs un peu désarmés par ce contraste musical. La bande arrive au complet sur scène et entame tambour battant son show. Triplette foudroyante composée de « Riches To Rags », « Not Supposed To Sing The Blues » et « Firebox » – ouvrant tous trois le dernier opus du combo, Bags Of Bones – fait sauter le public, du moins une partie. Une scission au sein de l’audience s’observe alors entre ceux qui ont suivi le groupe dans sa nouvelle jeunesse et ceux qui sont venu voir un revival 80′s. Faut-il vous préciser laquelle des deux parties aura le plus bouger durant le show ?

Le premier classique d’Europe pointe enfin le bout de son nez. « Superstitious » issu de l’album Out Of This World retourne les premiers rangs qui chantent à gorge déployée (ou presque) et en chœur. Joey Tempest – showman sans égal – fait d’ailleurs preuve d’une justesse vocale déconcertante posant par instant le doute du playback. De leur côté, John Norum (guitare) et John Levén (basse) imposent une belle présence sans forcément être aussi vifs que Tempest. Le charisme et le professionnalisme du groupe étant largement ses ailes sur scène rendant déjà le show profondément captivant en tout juste vingt minutes. « Scream Of Anger » emboîte le pas à « Supertitious » et fait exploser les plus friands de heavy. Extrait de Wings Of Tomorrow, ce titre sonne avec lourdeur, offrant une autre dimension à l’aspect heavy/speed metal d’origine. Un morceau ayant traversé les années et qui, ainsi mis au goût du jour, est symbolique de la musique du groupe aujourd’hui : évoluée et rajeunie.





Une corde cassée ? Appelez Joey Tempest !


La très mélodieuse « No Stone Unturned », « New Love In Town » (dont l’intro semble auto-plagiée sur celle de « Carrie ») et l’efficace « Demon Head » clôturent cette première partie du concert. Ce dernier étant divisé en quatre parties. La seconde partie offrira au public un petit set acoustique entamé par John Norum seul à la guitare électro-acoustique et au micro pour une délectable reprise de « The World Keep On Turning » de Fleetwood Mac. Le guitariste, grand amoureux de blues, démontre son talent et son savoir-faire musical. Depuis le début du concert, aucune fausse note n’a eu à être déplorée et chaque solo reproduit à la perfection. Et ce ne sont pas les quelques pépins techniques qui viendront entacher le spectacle : une guitare ne voulant pas s’accorder et une corde lâchant sur le délectable et zeppelinien « Drink And Smile ». Les plus observateurs aurons d’ailleurs remarqué sur ce dernier le discret appel de détresse de Tempest à son guitariste Norum, pour lui faire signe de meubler à la reprise du couplet. Un Norum perdu dans son solo et qui n’y prête pas attention. Il semblera d’ailleurs surpris d’entendre le chanteur scander une note à la guitare là où il était sensé jouer des accords. Mais tout ceci s’est déroulé en toute transparence et fluidité, en vrais professionnels qu’ils sont. Le set acoustique s’achève sur « Open Your Heart » qui fera chanter le public, encouragé par un Joey Tempest toujours autant dévoué à ce show, le vivant pleinement. Blagueur, celui-ci avoue que ses premiers mots en français étaient : « Bonjour, je suis le chanteur du groupe Europe » mais qu’ayant bien travaillé la langue de Molière, il était capable d’avoir un langage désormais plus fleuri. Exemple : « Bonsoir, ça va chier ! »





Complicité flagrante entre John Norum (guitre) et Joey Tempest (chant).


Le troisième mouvement de ce récital débute sur un petit coup d’arrêt. Le titre éponyme du dernier opus, « Bag Of Bones », s’avère un peu long, relançant le show par petites doses d’énergie. Mais la belle surprise qu’est « Girl From Lebanon » issu de Prisoners In Paradise – fortement implantée dans la setlist depuis 2012 – se savoure en live avec grand plaisir. Après la surprise : le gâteau. Onctueux, on connaît déjà le goût de la crème le recouvrant avant même de l’avoir mangé. « Carrie » est ce gâteau. Une pièce majeure du groupe attendue par toute une salle même si, certes, tout le monde n’attend vraiment qu’un seul titre qui sera la cerise sur le gâteau. Si la version originale du morceau est profondément Hard-FM, aujourd’hui le son sortant des enceintes démontre toute sa profondeur. « The Beast », « Doghouse », « Sign Of Times » suivent alors, pleines de joie de vivre et d’entrain. Le groupe s’amuse, accusant un sourire sincère. Même Ian Haugland derrière les fûts – lunettes de soleil vissées sur le nez – apparaît comme profondément appliqué bien que plus en retrait. Cependant, offrir au public un tube tel que « Rock The Night » remet tout le groupe au même niveau. Sur ce titre-phare extrait de The Final Countdown (1986), qui verra tout le public chanter le refrain, sera aussi l’occasion pour le groupe d’offrir un medley atypique et apprécié par tout rockeur. Arrivé au break pré-solo, la bande se lancera dans un medley croisant « Ça Plane Pour Moi » de Plastic Bertrand, « Another One Bites The Dust » de Queen et « Rock You Like A Hurricane » des Allemands de Scorpions. Moment intense et nostalgique offrant une dose de bonne humeur et un clin d’œil au public français. Le groupe reprend alors le cours normal du titre et permet une fois encore à John Norum de briller guitare en main sur le solo.





Europe remercié par son public !


Le groupe se retire alors de scène. La fin du spectacle se fait sentir ; celle-ci approche ainsi que le moment culminant de ce voyage à la croisé du passé et du présent. Le Prélude ouvrant Last Look At Eden résonne alors, annonçant le titre éponyme de l’opus. Ce dernier explose dans le Transbordeur. Les claviers sont intenses, la guitare lourde , le chant de Tempest précis, la basse de Levén et la batterie de Haugland profondes. Le refrain fait chanter les récents fans du combo, certains ne cachant pas leur joie d’entendre ce titre par des ‘Oh p*tain !’ emphatiques. Peu de différences séparent la version studio de cette version live. Un grand moment musical auquel s’enchaîne le mondialement connu « The Final Countdown ». L’hymne rock des années 80 a très certainement, à lui seul, rameuté une foule si intense. L’euphorie atteint son paroxysme, et derrière, c’est la quasi intégralité d’une fosse qui saute au rythme de la musique. Si les Suédois, lors d’une soirée arrosée, avait émis l’hypothèse de retirer ce titre de ses setlists, il aurait été dommage, ce soir là, de passer à côté d’un tel orgasme musical pour 90% du public. Le show se conclue ainsi : sous une avalanche d’acclamations. Pari gagné, autant pour ceux qui étaient restés bloqué en 1986 que pour ceux qui ont été surpris, puis conquis par les dernières productions studio du groupe. Oui, Europe est une véritable bête de scène, hypnotisant, envoûtante et Rock ‘N’ Roll.

Setlist de Europe (source setlist.fm) :

Riches To Rags
Not Supposed To Sing The Blues
Firebox
Superstitious
Scream Of Anger
No Stone Unturned
New Love In Town
Demon Head

Set Acoustique:
The World Keep on Turning (reprise de Fleetwood Mac)
Drink And A Smile
Open Your Heart

Bag Of Bones
Girl From Lebanon
Carrie
The Beast
Doghouse
Sign Of The Times
Rock The Night

Rappels:
Prelude
Last Look At Eden
The Final Countdown


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MessageSujet: Re: EUROPE   Ven 23 Nov 2012 - 17:27

Galerie Photos

Europe @ Transbordeur, Villeurbanne, France – 14/11/2012

http://www.radiometal.com/article/europe-transbordeur-villeurbanne-france-14112012,86913
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MessageSujet: Re: EUROPE   Ven 23 Nov 2012 - 23:45

Trop long, j'ai arrêté au deuxième mot...
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MessageSujet: Re: EUROPE   Ven 30 Aoû 2013 - 16:14

EUROPE sortira un DVD Live le 16 octobre prochain marquant les trente années de carrière du combo. Ce concert, qui a été filmé lors de la septième édition du Sweden Rock Festival en juin 2013, marque ainsi le trentième anniversaire de l’existence de la bande. Pour l’occasion le groupe a joué vingt-huit chansons couvrant l’ensemble de leur carrière, y compris des chansons jamais jouées en live.

Ce live sera disponible en DVD/Blu-Ray et CD. Le DVD contiendra également des vidéos backstage ainsi que des interviews exclusives du groupe.


Tracklist (CD, DVD & BLU-RAY) :

Riches To Bags
Firebox
Not Supposed To Sing The Blues
Scream Of Anger
Superstitious
No Stone Unturned
New Love In Town
In The Future To Come
Paradize Bay
Girl From Lebanon
Prisoners In Paradise
Always The Pretenders
Drink And A Smile
Open Your Heart
Love Is Not The Enemy
Sign Of The Times
Start From The Dark
Wings Of Tomorrow
Carrie
Jailbreak
Seven Doors Hotel
Drumsolo
The Beast
Let The Good Times Rock
Lights Out
Rock The Night
Last Look At Eden
Final Countdown


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MessageSujet: Re: EUROPE   Sam 14 Sep 2013 - 13:13

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MessageSujet: Re: EUROPE   Sam 7 Déc 2013 - 22:06

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MessageSujet: Re: EUROPE   Ven 5 Déc 2014 - 16:45

Europe a annoncé que son album s'appelerait War of Kings et qu'il sortira en mars 2015. Joey Tempest (chant) a déclaré : "C'est l'album qu'on a toujours voulu faire depuis est gamins et qu'on a commencé à écouter des groupes comme Led Zeppelin, Deep Purple et Black Sabbath. "

Le groupe prévoit de garder la direction classic rock qu'il avait empruntée sur Bag of Bones.



01. War Of Kings
02. Hole In My Pocket
03. Second Day
04. Praise You
05. Nothin’ To Ya
06. California 405
07. Days Of Rock n Roll
08. Children Of The Mind
09. Rainbow Bridge
10. Angels (With Broken Hearts)
11. Light It Up
12. Bonus: Vasastan (Instrumental)
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MessageSujet: Re: EUROPE   Ven 5 Déc 2014 - 22:15

C'est ma femme qui va être contente.
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MessageSujet: Re: EUROPE   Mer 17 Déc 2014 - 17:21

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MessageSujet: Re: EUROPE   Lun 9 Fév 2015 - 17:07



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MessageSujet: Re: EUROPE   Lun 23 Fév 2015 - 19:17



Pour visualiser le sous-titrage en Français, pensez à cliquer sur l'icône correspondante du lecteur !

A l'occasion de la sortie du dixième album d'Europe, Joey Tempest, chanteur, a accordé une interview vidéo à La Grosse Radio dans laquelle il évoque l'enregistrement de l'album, le processus créatif du groupe, son approche de la musique, ainsi que sa vision de la carrière d'Europe, au passé, au présent et au futur.
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MessageSujet: Re: EUROPE   Lun 23 Fév 2015 - 19:20

Je serais à Bordeaux, bien plus pour Europe que pour Scorpions.
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MessageSujet: Re: EUROPE   Lun 23 Fév 2015 - 20:32

Ben moi je n'y serais pas. J'espère qu'ils seront meilleurs qu'aux hellfest.
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MessageSujet: Re: EUROPE   Jeu 26 Fév 2015 - 19:04

War Of Kings, le nouvel album d'EUROPE, sortira le 6 mars prochain chez UDR Music. Les morceaux "Days Of Rock n Roll" et "Nothin' To Ya" sont actuellement en écoute sur le site de MTV.

http://www.mtv.com/artists/europe/
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MessageSujet: Re: EUROPE   Ven 27 Fév 2015 - 16:49

J'aime bien Days Of Rock N' Roll, très Purple.
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MessageSujet: Re: EUROPE   Lun 2 Mar 2015 - 13:53

Première écoute du nouvel album, c'est très seventies, avec un clavier plus poussé que d'habitude. Une musique qui rappelle aisément Deep Purple, Thin Lizzy, Gary Moore, UFO, tous ces vieux groupes qui sont un bon terreau pour la musique des suédois. La continuité logique de Last Look At Eden et Bag Of Bones.
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MessageSujet: Re: EUROPE   Mer 29 Avr 2015 - 17:14

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